Bon à savoir
D’un côté, une petite fille triste, en manque de père, en manque d’amour. De l’autre, une star dépassée par le monstre qu’il a créé, ce Gainsbarre qui lui bouffait sa lucidité plus sûrement que le cancer qui lui rongeait les entrailles.
Et qui ne retrouvait l’équilibre mental qu’au contact de ses proches, de ceux qui l’aimaient sans arrière-pensée. Franchement, Aude Turpault n’était pas jolie, à 13 ans.
Difficile d’imaginer qu’elle deviendrait un jour la ravissante jeune femme qu’elle est aujourd’hui. Seul indice, ses fossettes. Irrésistibles à celui qui savait les voir, qui la faisait sourire.
Gainsbourg, esthète, peintre déçu, voyeur de première, les aperçut instantanément, lorsque la petite pisseuse qu’elle était eut l’outrecuidance de sonner à sa porte du 5 bis rue de Verneuil. Il les laissa entrer, elle et sa copine. Le début d’une histoire d’amitié et de tendresse qui dura cinq années, entre une petite fanatique et son héros vieillissant, usé par l’alcool et les regrets, par la clope et le désespoir.
Pas de sous-entendu lolitesque dans cette relation très pure, pas d’équivoque ni de maladresse, ou presque. Aude fut de ceux-là, et ce sont les cinq années de leur relation unique qui sont ici relatées.
C'est Gilles Verlant, biographe parmi les plus reconnus du chanteur, qui demanda à Aude Turpault de faire ressurgir, par bribes et mails successifs, ses émotions enfouies depuis la mort de "Gainsbarre". Quelques personnalités ont déjà témoigné leur intérêt pour ce récit : Zazie s'y est associée, en lui prêtant un texte originellement écrit pour Jane Birkin, qui viendra clore "5 bis".
L’auteur a 29 ans et vit à Paris. Après des études d’anglais, elle se partage aujourd’hui entre ses deux passions, la photographie et sa fille, Lola.
Si "5 bis" est son premier roman, Aude Turpault est déjà familiarisée avec les médias, pour avoir plusieurs fois témoigné de son histoire dans la presse écrite, à la télévision et en radio.

