L'éternelle muse de Gainsbourg, qui se produira aux Docks de Lausanne mercredi 25 janvier 2012, s'est confiée à «20 minutes».
– Votre tournée internationale «Serge Gainsbourg and Jane via Japan» connaît un grand succès dans chaque pays. – Oui, c’est incroyable. En Turquie par exemple, le public a repris les chansons en français. C’était très émouvant. On a même eu droit à des standing ovations.
– Sur scène, vous reprenez les chansons de Serge Gainsbourg. Vous manque-t-il encore? – Oui, au quotidien. L’ami qu’il était devenu me manque, les conseils qu’il aurait encore pu me donner. Ses coups de téléphone me manquent aussi. Mais je sais que ses appels n’arriveront plus jamais. Depuis 20 ans, je me suis habituée à cette réalité. Bien sûr je parle encore beaucoup de lui dans les interviews vu que je chante encore ses chansons. Mais aujourd’hui, j’ai ma famille, j’ai ma vie...
– Etes-vous fière de la carrière de votre fille, Charlotte? – Oui très. Depuis qu’elle est toute petite, je savais qu’elle avait un don pour l’art. Je n’ai donc pas été surprise de ses succès au cinéma. Mais il ne faut pas imaginer que cela a été facile pour elle. Au début, les réalisateurs français avec qui elle rêvait de tourner ne la contactaient pas. Heureusement, elle a eu des rôles importants aux Etats-Unis. Et son prix d’interprétation à Cannes dans «Antichrist», de Lars Von Trier, était bien mérité. Pour moi, Charlotte est une vraie actrice, ses interprétations sont très subtiles. Quant à la musique, c’est un défi qu’elle s’est lancé, comme un rôle au cinéma, et c’est un vrai bonheur pour elle.
– Auriez-vous envie de refaire du cinéma? – J’ai 65 ans, ma photogénie est finie, je suis réaliste. Je n’ai pas le talent d’une Simone Signoret pour intéresser les cinéastes. Désormais, je préfère aller voir les autres au cinéma.
– Quel autre métier auriez-vous exercé si vous n'aviez pas été artiste? – Ma mère pensait que je deviendrais missionnaire en Afrique. Déjà toute petite, je voulais toujours soigner les autres, leur mettre des pansements même s’ils n’en avaient pas besoin. Mais je ne suis pas douée pour le médical. C'est peut-être pour ça que j’admire énormément les médecins et les infirmières.
– Comment vivez-vous le fait d'être grand-mère? – Je le vis très bien. En fait, j’ai eu mon premier petit-enfant quand j’avais 39 ans. On m’appelle donc «mamie» depuis très longtemps déjà. C’est très joyeux.
Serge Gainsbourg and Jane via Japan Mercredi 25 janvier 2012, 19h. Les Docks, avenue de Sévelin 34, Lausanne. Prix: 60 fr. Loc. Petzi, Fnac. Info: www.lesdocks.ch
Sources http://www.20min.ch/ Auteur Ludovic Jaccard
|